SAINT LÉON

SAINT LÉON

Elle  vous a lu William Godwin d’un trait

D’abord au bord des larmes

Au bord de l’abyme

À hauteur d’orages

Puis pleurant  de fatigue

Les pieds et les mains

Dans cette glaise étrange

 Que l’on nomme roman

Que l’on saisit poème épique

Qui crie le vent

La lumière

L’eau

L’or

Et les cendres

L’alchimie

Dont nous  voilà faits

Elle  vous a lu comme l’on entend

Claquer les portes d’une geôle,

Puis d’une autre encore

Qui oui

Se rouvriront avec force et bruit!

Après l’enfer de la question

Les années cloué aux murs

Les buchers pour seule récompense de la sagesse

L’humaine et humble sagesse

Elle  vous a lu relu

Les espaces nets

Les voyelles détachées

Un style de désastre

La réparation presque impossible

La mort prévisible

La douleur épouvantable

À peine dicible en son absurdité

La cruauté des superstitions

Les faiblesses apparentes  de la raison

L’étrange résurrection

La bonté revenue

 D’un homme si rare

 

Elle a lu la foudre l’incendie l’ouragan

Et la douceur d’une infante frêle et puissante

Oui

 Un  matin

Une réponse coulera

Une pierre philosophale entre les doigts tremblants

Après coup

Comme la beauté

Comme la vérité

 

En silence elle observe la lumière danser

À travers les vitraux du monastère

Une harpe joue un air suave

Son corps endolori et présent

Chante  un psaume  ancien

Pour la grâce reçue

De votre fable initiatique

 

Mar Thieriot 

 

              

 

DE CHAIR ET DE CENDRES

 DE CHAIR ET DE CENDRES
Notes  sur « Memento Mori » Anthologie, Otrante, France, 2016.

Édition établie par Florian Balduc

 

 De nos jours l’opposition entre ce qui  remet au registre du mythos et nous renvoie aux croyances, ou à la littérature, car le mythe nous parle d’un savoir transcendant et non vérifiable, et ce qui a trait au logos, verbe établi en raison, qui veut démontrer et prouver, semble irréconciliable. La philosophie les oppose, nous appelant à la raison éclairée, loin des ténèbres de la néfaste fantaisie humaine.

Nous nous retrouvons face au divorce quasi insurmontable entre le monde des hommes et le monde des dieux ou des morts outre-tombe, ces visions séduisantes ou effrayantes,

Qui se réduiraient à une connaissance de l’imaginaire, car rien de ce qui est du registre du « paradis » ou de « l’enfer »  ne semble à prime abord vérifiable ou même présenter une utilité scientifique.

Pourtant cette connaissance qui sans cesse rappelle la présence de forces transcendantes et extérieures à l’homme : souffle, inspiration, perdition, certes oui puise dans le réservoir de l’imaginaire et amène à la surface nos émotions souterraines les mieux enfouies, car souvent marquées par le sceau du délire et de la folie, existe de fait hors de nous : comme imaginaire social, présence des forces inconscientes de l’imaginaire du groupe et qui va agir de façon exogène, transcendante sur la personne.

Protégée ou maudite par le groupe, elle va se trouver en proie au ballet de bénédictions ou  de malédictions voilées lorsqu’elle enfreint les codes de la morale de son temps et pactise avec ce qui est du registre du diabolique et du mal. Ève et Faust, qui prennent l’allure de l’homme ou la femme de la rue dans Memento Mori vont être témoin des danses macabres et s’en trouvent profondément altérés.

La danse va avoir un effet punitif ou salvateur, soit parce qu’elle va déclencher une frayeur irrémissible ou bien une soudaine prise de conscience, voire les deux simultanément.

Or ce qui semble un apport pour nos sciences humaines dans la connaissance mythique, et Jean pierre Vernant s’y est déjà longuement penché et qu’elle va être exprimer un code de conduite pour les émotions, voire un code punitif pour ces émotions qui

transgressent la morale établie, nos passions humaines.

La danse macabre, la ronde des morts désigne du doigt la vanité des vivants, tous égaux dans la conditions de damnés au cimetière, égaux dans leur condition fautive, car complices à un instant de leur existence d’avoir frayé, parfois non intentionnellement avec le mal, lors souvent d’un moment d’amour irrépréhensible.

Plusieurs questions se posent alors, par les mythes nous avons une éducation des émotions, mais doit elle être la seule, est elle la meilleure?.... En effet la folie dont témoignent les hommes lorsqu’ils sont l’objet de la force des dieux ou des diables, une folie sans appel, nous remet encore une fois à notre méconnaissance de l’inconscient, notre manque d’habileté avec nos émotions, notre difficulté à connaitre et vivre nos passions, alors que

Nous pourrions en faire, comme dans ce bel ouvrage : de la littérature, de la poésie, de l’art, du théâtre. Au lieu d’interdire une passion en faire le siège de la création.

En effet l’enfer de cette danse qui se reproduit comme un leitmotiv, inéluctable et acharnée, troublant le repos des morts, ressemble étrangement à la danse macabre des passions humaines  et nous avons en un recueil mêlé la chair et les cendres,  les morts bien lucides  qui nous content la vie de l’autre coté du miroir, enfin brisé par la ténacité littéraire.

Le livre devenu objet rare, trop peu fréquenté   parle de la condition humaine,  la mort toujours à l’horizon, les passions réprimées et qui peuvent exister, prendre forme, dans les textes les plus osés ou les plus secrets. Le désir bien vivant; le souffle fétide ou salvateur de nouveau à l’oeuvre nous emporte dans une ronde  où les mort interpellent les vivants et composent avec eux.

Les frontières sont abolies et les morts reviennent et s’expriment. Ils ont tant à nous dire.

Écoutons les....

 Mar Thieriot inédit tous droits réservés.

 

Pour commander l’ouvrage :

http://www.otrante.fr

 

 

 

 

Sur Byron

Sur Byron 1816

Recevoir

J’ai tellement désappris cela.

Les aspérités,

Les griffures,

Les attaques

alternent

drues


Sur le sentier du beau.


Et pourtant c’est le beau

Que je trouve

À l’orée des mots.

Que vous écrivez.

Celui qui sans doute échappe,

À la foule;

Fugace,

Imprenable....

Inviolable :

Mais un matin de joie, offert.

Je lis lentement.

J’écoute l’infini

Avec attention.

Le don des morts est précis

Comme une lame.

Relayer.

Seul remerciement possible.

Poser la flamme

Ici.

Pour éclairer une foule.

Ou une fourmi.

Qu’importe.

Pourvu qu’elle porte

Au passant,

Au vent,

À la vie,

Une clé pour sa partition.

Mar Thieriot - Inédit Tous droits réservés

Pour Byron consulter Byron 1816, Editions Otrante

www.otrante.fr/editions-m.html

 
 
 

VENISE PALAIS DES DOGES

BYRON 1816, Edition Otrante, France,2016

BYRON,1816. Edition
OTRANTE

ACROPOLE

JULY, 3 2017 ACROPOLE

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BYRON 1816 ÉDITION OTRANTE

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  • A beautiful book by Otrante bilingual English and French: BYRON 1816

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JULY 2nd 2017

<p>&lt;p&gt;ATHENS after 20 Hours flying and making aerport connections,the temperature is of 40 degrees.Beautiful day..&lt;/p&gt;</p>

FRIDAY 30 of July

THURSDAY 29 of June 2017

NIGHT FLIGHT- ENVOL DE NUIT

Wednesday, 28 of June 2017 Venice in my dreams.

The books that I will be reading this summer: Byron, Corbin, Dante, Milton, Memento Mori, Collier de Velours and a best seller about self esteem ;-)....